L’introspection

Swami Shivananda
Swami Shivananda (1887-1963)

L’introspection quotidienne – l’examen de conscience – est une discipline indispensable. C’est le seul moyen d’éliminer vos défauts et de progresser rapidement dans la spiritualité. Un jardinier surveille soigneusement ses jeunes plants ; chaque jour il arrache les mauvaises herbes. Il entoure ses plants d’une clôture solide et les arrose au moment opportun. C’est seulement ainsi qu’il pourra obtenir des plantes vigoureuses qui donneront rapidement des fruits. De même, vous devez découvrir vos défauts au moyen d’une introspection et d’un examen de conscience quotidiens, puis les supprimer en employant des méthodes appropriées. Si une méthode échoue, combinez-en deux. Si la prière échoue, ayez recours à la compagnie des sages (satsanga), au pranayama, à la méditation, à une alimentation contrôlée, à l’investigation, etc. Il vous faut éliminer non seulement les grandes vagues d’orgueil, d’hypocrisie, de désir charnel, de colère, et., qui se manifestent à la surface de la conscience, mais également leurs empreintes subtiles tapies dans les recoins du subconscient. C’est à cette seule condition que vous serez totalement à l’abri du danger.

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La vacuité

Thich Nhat Hahn
Thich Nhat Hanh, moine Zen d’origine vietnamienne

 

Notre civilisation moderne base ses connaissances sur des découvertes matérielles. Tandis que les sagesses anciennes, comme le bouddhisme, basent leurs connaissances sur la pratique et l’observation intérieure.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ces deux approches sont compatibles et un pont pourrait être envisagé entre les deux.
Aujourd’hui, même si les notions de “conscience” et “d’âme” sont difficiles à appréhender par l’observation scientifique, elles le sont moins par la pratique de la méditation et l’entraînement de l’esprit.
Elle sont bien comprises et finement définies par le bouddhisme depuis des siècles. Ici, Thich Nhat Hanh, un maître réputé en Europe, aborde un concept fondateur et souvent mal interprété…
La vacuité.

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Atteindre le centre de soi-même selon les sutras du Vigyana Bhairava Tantra (2)

Bhagwan Shree Rajneesh

Le second sutra fait appel au même mécanisme, à la même base scientifique, à la même hypothèse de travail. “Concentrez toute votre attention sur le nerf, aussi, aussi délicat qu’une fibre de lotus, au centre de la colonne vertébrale. Et ainsi, soyez transformé.”

Colonne vertébrale. Bien droite. Son image est devant vos yeux. Puis, juste au milieu, voyez le nerf, “aussi délicat qu’une fibre de lotus…” “Et soyez transformé”.

Concentrez-vous d’abord sur la colonne vertébrale. Puis sur le nerf, le ligament “aussi délicat qu’une fibre de lotus”, qui court à l’intérieur. Concentrez-vous sur lui, et vous serez au centre de vous même.

Pourquoi ? La colonne vertébrale, l’épine dorsale, soutient toute la structure osseuse. En réalité, votre cerveau n’est qu’un pôle de votre colonne vertébrale. Selon les physiologistes, le cerveau est le prolongement, un développement, de la colonne vertébrale.

L’épine dorsale soutient le corps tout entier. C’est le fondement même de la structure osseuse. Dans cette épine dorsale, il y a un fin filament que la physiologie néglige parce que ce n’est pas matériel. C’est un fil d’argent, un nerf très délicat.

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Atteindre le centre de soi-même selon les sutras du Vigyana Bhairava Tantra (1)

Osho

Ces sutras ont pour but de vous enraciner dans le hara, dans le centre, scientifiquement, d’une façon permanente, et non pas temporaire. Vous pouvez rester perpétuellement dans le hara. Ces sutras vous donnent la manière d’y parvenir.

Le premier sutra fait partie des “Voies menant au point ou au centre”. “Ou bien, imaginez que les cinq couleurs des ocelles d’un paon sont vos cinq sens dans un espace sans limites. Laissez leur beauté envahir l’espace. De même, n’importe quel point dans l’espace ou sur un mur. Jusqu’à ce que le point se dissolve. Alors, le désir d’autre chose se réalisera.”

Comment atteindre le centre intérieur, voilà l’objet de ces sutras. Le mécanisme de base, la technique de base, consiste à créer un centre extérieur – dans le mental, dans le cœur, ou même sur un mur – et de se concentrer totalement sur ce point, en oubliant le monde entier. Quand ce point envahira votre conscience toute entière, vous serez brusquement au centre de vous-même.

Comment fonctionne cette technique ? Essayez d’abord de la comprendre. Votre mental vagabonde, erre, sans cesse. Il ne reste jamais fixé sur un seul point. Il va d’un point à l’autre, de A à B. Mais il ne reste jamais en A, il ne reste jamais en B, il est constamment en mouvement. Le mental est constamment en mouvement, dans l’espoir d’arriver quelque part. Mais il ne peut arriver nulle part ! Sa structure même est en mouvement. Le mouvement est inhérent à sa nature. Il va sans cesse de A à B, de B à C… Il ne peut s’arrêter.

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Les trois centres : la tête, le cœur et le nombril

Shree Bhagwan Rajneesh
Bhagwan Shree Rajneesh (alias Osho)

La tête, le cœur, le nombril – voici les trois centres. Le nombril est le centre originel. Il est bon de développer le cœur pour de nombreuses raisons. Il est nécessaire de développer le troisième centre, la tête, mais pas au détriment du cœur, parce qu’à ce moment-là, il vous manquera un maillon dans la chaîne et vous ne pourrez plus retrouver le centre originel. Le développement se fait de la raison à l’existence pour aboutir à l’être. Essayons de comprendre.

Le centre du nombril est dans l’être, le centre du cœur est dans l’motion, le centre de la tête est dans connaissance. La connaissance est plus éloignée de l’être que l’émotion. S’il vous manque le moyen terme – le cœur – il vous sera plus difficile de jeter un pont entre la raison et l’être. C’est la raison pour laquelle une personne sensible aux émotions peut prendre conscience de son harmonie avec le monde plus facilement qu’une personne sensible aux arguments intellectuels.

La culture occidentale a choisi de mettre l’accent sur l’intellect, créant ainsi l’angoisse du vide, du néant, de l’inaptitude. Simone Weil a donné comme titre à l’un de ses livres, “L’enracinement”. Si l’homme occidental se sent déraciné, c’est bien parce que sa tête est devenue le centre principal. Le cœur a été négligé et il lui manque.

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Quoi qu’il arrive, je suis heureux

Dilgo Khyetsé Rinpoché
Dilgo Khyetsé Rinpoché (1910-1991)

Si ce corps illusoire que je crois mien est malade,
eh bien qu’il soit malade !
Cette maladie me permet d’épuiser
le mauvais karma de mes actes passés,
Et les activités spirituelles que je pourrai alors accomplir
m’aideront à purifier les deux voiles.
Bien portant, je suis heureux,
Car, avec un corps et un esprit sains,
Je peux approfondir ma pratique spirituelle
Et donner tout son sens à cette existence humaine
En tournant mon corps, ma parole et mon esprit vers le bien.
Pauvre, et par là sans bien à protéger,
Je suis heureux,
Tant il est vrai que les querelles et l’animosité
Jaillissent des graines de la cupidité et de l’attachement.
Riche, je suis heureux,
Car mes biens me permettent d’accomplir
encore plus d’actes positifs.
Ces actes positifs d’où résultent
Les bonheurs temporaire et ultime
Si je meurs bientôt, c’est parfait,
Car, soutenu pas mes quelques mérites,
J’ai bon espoir d’entrer dans la voie sans erreur
Avant qu’un obstacle ne se présente.
Si ma vie est longue, je suis heureux,
Inséparable de la chaude et bienfaisante pluie des instructions spirituelles,
Je peux faire longtemps mûrir en moi
La moisson des expériences intérieures.
Aussi, quoi qu’il arrive, je suis heureux.
~ Gyalsé Thogmé.

Extrait du livre “Au Cœur de la Compassion” page 31
par Dilgo Khyentsé – Publié par les éditions Padmakara

L’homme naît avec un centre. Mais il en est totalement ignorant.

Shree Bhagwan Rajneesh
Bagwann Shree Rajneesh (alias Osho)

L’homme naît avec un centre. Mais il en est totalement ignorant. L’homme peut vivre sans savoir qu’il possède un centre, mais il ne peut pas vivre sans que ce centre existe. Le centre est le lien entre l’homme et l’existence, la racine. Vous pouvez l’ignorer ; la connaissance n’est pas essentielle à l’existence du centre. Mais si vous ne le connaissez pas, votre vie sera celle d’un déraciné. Vous ne sentirez pas le sol sous vos pieds ; vous ne sentirez pas les assises de votre demeure ; vous ne serez qu’un vagabond dans l’univers.

Le centre est là, mais si vous ne le savez pas, votre vie sera une errance perpétuelle – dépourvue de sens, vide, sans direction. Vous aurez l’impression de vivre à côté de la vie, d’errer en attendant la mort. Vous pouvez très bien vivre en remettant toujours votre vie au lendemain, mais vous savez aussi que cela ne sert à rien. C’est une simple manière de passer le temps et le sentiment de frustration profonde que vous éprouvez vous suivra toujours, partout, comme une ombre. L’homme naît avec un centre mais non pas avec e connaissance de ce centre. Cette connaissance, il lui faut l’acquérir.

Le centre est là, vous ne pouvez exister sans lui. C’est un pont jeté entre vous et l’Existence (ou si vous préférez, entre vous et Dieu. Vous ne pouvez pas exister dans ce lien profond. Vos racines plongent dans le Divin. Comme les racines d’un arbre s’enfoncent dans la terre. Mais, au contraire de l’arbre, vous pouvez prendre conscience de vos racines, sentir le lien qui vous unit à l’Existence. Sans cette prise de conscience, votre vie sera un profond sommeil, un rêve.

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Horaires des cours réguliers à partir du 15/09/2021

Horaires des cours en ligne sur Zoom - Juillet 2020

COURS HEBDOMADAIRES EN SALLE

QI GONG Jour Horaire Tarif
Lundi 10h30-11h30 5€ la séance
Mercredi 10h30-11h30 5€ la séance
Mercredi 18h30-19h30 5€ la séance

Formulaire d’inscription aux cours de Qi Gong : suivre ce lien

COURS HEBDOMADAIRE EN VISIOCONFERENCE SUR ZOOM

MEDITATION Jour Horaire Tarif
Jeudi 18h30-19h30 70€/an

Formulaire d’inscription aux cours de méditation : suivre ce lien

Pendant nos activités quotidiennes, soyez attentif entre deux respirations, et ainsi, en quelques jours, naîtra un être nouveau

“Pendant vos activités quotidiennes, soyez attentif entre deux respirations…” Oubliez la respiration. Soyez attentif à l’intervalle entre l’inspiration et l’expiration. Vous venez d’inspirer, avant que l’air ne ressorte, qu’il ne soit exhalé, il y a un instant, un intervalle. Vous venez d’expirer ; avant d’inspirer à nouveau, il y a un intervalle. 3pendant vos activités quotidiennes, soyez attentifs entre deux respirations, et ainsi en quelques jours, naîtra un être nouveau.” Il faut être attentif constamment. Cette (sixième) technique doit être pratiquée sans discontinuité. C’est pour cette raison qu’il est dit : “pendant vos activités quotidiennes…” Quoi que vous fassiez, soyez attentif à l’intervalle qui sépare l’inspiration de l’expiration. Soyez constamment attentif.

Tel souffle, tel mental. Tel mental, tel homme.
Paramahansa Hariharananda

Nous avons déjà parlé d’une technique similaire. Maintenant, il s’agit de la pratiquer tout le temps, et non plus seulement lorsque vous êtes seul. Par exemple, vous mangez ; eh bien mangez et soyez attentif à l’intervalle. Vous allez vous coucher : allongez-vous, laissez le sommeil vous envahir, mais continuez à être attentif à l’intervalle.

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La recherche de soi-même par Ramana Maharshi

Bhagavan Ramana Maharshi
Ramana : Pour l’apaisement et la retombée du mental, il n’est pas de moyen plus efficace que la recherche de Soi-même. Même si le mental se calme par d’autres moyens, ceux-ci ne l’immobilisent qu’en apparence ; il se lèvera à nouveau.

C’est la méthode directe. Toutes les autres se pratiquent en conservant l’ego, si bien que nombre de doutes apparaissent et, à la fin, reste toujours à aborder la question ultime. Mais, dans cette méthode, la question finale est l’unique question, laquelle est posée dès le tout début.

La recherche de Soi-même mène directement à la réalisation de Soi en ôtant les obstacles qui vous font croire que le Soi n’est pas déjà réalisé.

La méditation requiert un objet sur lequel méditer, tandis que, dans la recherche de Soi-même, il n’y a que le sujet et pas d’objet. C’est ce qui les différencie.

Question : Pourquoi faudrait-il considérer la recherche de Soi-même comme la seule voie menant directement à la réalisation ?

Ramana : Parce que, hormis la recherche de Soi-même, tous les chemins présupposent la rétention du mental, en tant qu’instrument indispensable pour suivre la voie, laquelle ne peut être suivie sans le mental. L’ego peut prendre des formes diverses et plus subtiles à différents stades de la pratique, mais il n’est jamais détruit. Toute tentative de détruire l’ego – ou mental – par des méthodes autres que la recherche de Soi fait penser à un voleur qui se change en gendarme pour attraper le voleur qu’il est lui-même. La recherche de Soi-même est la seule à révéler la vérité selon laquelle ni l’ego ni le mental n’existent vraiment, et à nous permettre de réaliser le pur Être indifférencié du Soi, ou de l’Absolu.

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