Introduction sur Zhuang Zi (prononcer Tchouang-Tseu), le penseur (du 4e siècle avant J.-C.) le plus profond et le plus singulier que connut la Chine au cours de sa longue histoire. Il est un des maîtres à qui l'on attribue la paternité d'un texte essentiel du taoïsme appelé de son nom - le Zhuangzi - ou encore le « Vrai classique de Nanhua », Nanhuazhenjing.
Première partie - Deuxième partie
Etre impartial et sans esprit partisan ; facile et sans égoïsme ; s'adapter au monde sans imposer sa volonté propre ; aller aux êtres sans duplicité ; n'avoir recours à la réflexion ; ne pas consulter son savoir ; ne pas choisir entre les personnes et les traiter en toute simplicité : il y avait de cela dans la méthode du Tao des Anciens.
Ne pas se laisser entraver par la coutume ; ne pas s'en laisser imposer par les choses ; pas de légèreté ni de ressentiment à l'égard des hommes ; souhaiter la paix pour que le peuple puisse vivre ; se contenter d'un minimum vital pour soi et pour autrui ; faire preuve ainsi d'un cœur candide : il y avait de cela dans la méthode du Tao des Anciens.
Distinguer l'action du ciel d'avec l'action de l'homme, voilà le sommet de la connaissance.
Connaître l'action du ciel, c'est constater ce que chacun de nous possède par nature.
Connaître l'action de l'homme, c'est essayer de préserver ce que son intelligence ne peut connaître par ce qu'elle connaît. C'est conserver la vie jusqu'à la limite naturelle et essayer de ne pas mourir prématurément.
Voilà la plénitude de la connaissance.
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